Le dernier barbudos réaliste!

0
108

Fidel Castro est parti. Paix à son âme. Le monde s’est de nouveau divisé, au cortège funèbre. Rengaine des bons et des méchants….Ce n’est pas ce que l’humanité gardera du dernier révolutionnaire, par-delà l’hommage nécessaire. Il ne s’agit pas de faire vendre des tee-shirt ni de rhabiller l’histoire.

Le barbudos en treillis, partisan des révolutions armées, des régimes familiaux de classe, tire sa révérence sur un bilan politiquement et éconmiquement désasrteux, l’anti-améracnisme étant aussi du point de vue marxiste une « idéologie » de maintien. Le comandante à qui l’on devait la formule : « marxiste -léniniste » tenait cependant à un modèle particulier de communisme : le communisme « voisin » ! D’où sa longévité et son caractère moral aux yeux du monde, on le verra.

Cuba n’est pas simplement un ennemi mais bien encore un voisin des USA, elle ne représente pas uniquement une menace idéologique, mais bien encore une menace territoriale et militaire immédiate….S’il est une opposition « sensible » entre les deux anciens blocs, c’est bien celle mettant aux prises directes Cuba et les USA. Plus que l’URSS, plus que la Chine, le communisme insulaire était l’ennemi du palier du cowboy.

Du côté de la Havane, fallait-il se prémunir régulièrement contre 638 tentatives de coups d’Etat, perfectionner son totalitarisme préventif et anticipatoire, pressentir les minuscules et non moins dangereux partis « colorés ».

Pas seulement, pas seulement ! l’église cubaine déjà divisée au 19 siècle pendant de la guerre d’indépendance entre autochtones créoles favorables à l’indépendance et Espagnols colonialistes, l’égalise allait connaître le même clivage à la révolution du premier janvier 1959, puis carrément une chasse aux sorcières sous le premier gouvernement révolutionnaire. Vingt ans d’arbitraire stalinien, avant les premières éclaircies début 80.

Mieux valait avoir affaire à Dieu qu’à ses saints ! Castro, affaibli par des années d’embargo, d’isolement et de grogne interne, ne pouvait-il se permettre le luxe de garder l’église à dos. La théologie de la libération aidant, il intia en 1980 un mouvement de réconciliation d’avec les cathos, Là aussi par anti-américanisme franchouillard, précisément pour endiguer une conversion rampante au protestantisme pro-américain…

Cette ouverture arithmétique se soldera pas le passage d’un athéisme d’Etat à une laïcité constitutionnelle, elle connaîtra son apogée avec la visite dui pape J Paul II, en 1998. La première qu’un souverain pontife acceptait de rendre à un pays communiste.

Il comandante avait enfin apporté sa précieuse pierre à l’édifice communiste : L’intégration des croyances comme vecteurs de lutte anti-imérialiste !! Derrière ces pompeuses facilités d’estrades, la même trame matérialiste : une real-politik de gauche !!! A méditer par les derniers rérvolutionnaires, dont l’unique réaction au départ du Barbudos, frise la nostalgie rudimentaire de secrétaire de rédaction…..

La révolution des barbus avait bel et bien échoué, des années après son premier triomphe. Les armées rebelles perdent souvent les batailles qu’elles refusent de livrer : celle de la légitimté, celle du droit en parcitulier. Les plus belles révolutions ne débouchent pas forcément sur une nouvelle économie pour de vulgaires querelles d’individus et non pas simplement pour un quelconque intérêt du groupe dominant, le socialisme anti-religieux comme la théologie de la libération tiendraient plus de la « raison d’Etat », de l’idéologie du pouvoir que d’une quelconque théorie savante, même pas ce que les « opportunistes de la recherche » appellent : concept politique en opposition au concept scientifique….Les deux ayant les mêmes critères discrimnants, les mêmes nécessités de construction, les mêmes fonctions heuristiques, les mêmes obligations d’interprétation !

L’autre socialisme n’avait pas été celui de Castro, pas plus que l’autre libéralisme n’avait été celui de Kennedy !

Jamel HENI

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here