Carthage, ma raison, mon abandon….

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Depuis une quinzaine d’années, durant les soirées automnales d’un Octobre radieux, se déroule à L’Acropolium –ex-cathédrale de Carthage-le festival international de musique symphonique, classique et moderne.Une atmosphère feutrée et un public sélect féru d’art et de musique afflue à cet endroit sacré reconverti en lieu magique et festif !Prestigieuse colline de Byrsa où ont grandi la Carthage punique, puis la Carthage romaine, qui domine par tous ses côtés une plaine étendue…Un patrimoine évocateur du passé de cette ville légendaire, issue des rêves de la princesse phénicienne Didon.

On parcourt d’un pas allègre l’enfilade des allées de jardins fleuris et les escaliers parsemés de colonnes, statues et vasques divers qui siègent au beau milieu des ruines du splendide Musée de Carthage.Lui aussi, restauré, agrandi et classé patrimoine national de L’UNESCO. Sur les hauteurs de cette colline, j’ai longtemps erré adolescent, véhiculant mes rêves en contemplant l’écume des siècles, puis en me remémorant les œuvres de ces deux expositions titanesques :BYRS’ART en 2001 et Le jeune homme de Byrsa en 2011.

L’enchantement me poursuit ce soir encore, lorsque j’assiste à ce récital unique en compagnie d’une amie mélomane.Je médite en remontant le temps, en replongeant dans cette mouvance exceptionnelle.J’évoque des faits historiques, telles que la visite de Sidi Mahrez-onzième siècle-le saint patron de la ville de Tunis, qui venait chercher son inspiration et se recueillir dans les ruines de Carthage.Cédant la place aux pas des artistes qui apportent à cet édifice leurs nouvelles créations, dans une cité autrefois « bruissante d’activités comme une ruche. »Pour accéder à la grande salle de la cathédrale, j’emprunte l’escalier principal, qui possède en ses marches les vingt-deux lettres de l’alphabet punique : des tessons du site incrusté .

J’assiste et savoure le spectacle de l’octobre musical de Carthage , un duo de deux concertistes espagnols donné en l’honneur de la célébration du soixante dixième anniversaire de sa majesté la Reine d’Espagne.L’ambiance et le décor sont envoûtants et magiques.LES AIRS ET MORCEAUX joués et interprétés par le couple de virtuoses, un pianiste et une violoniste chevronnés, lors des deux parties du spectacle qui a duré plus d’une heure, nous emportent au loin !Les sonates et les mélodies attrayantes de Mozart, de Jarnach, Bartok et Grieg se succèdent, couronnées par la série « Aires Bohémiens » et des torrents d’applaudissements Un véritable enchantement, un régal aussi bien visuel qu’auditif, pour l’âme et pour l’esprit !

Sélim Lafif

 
05/11 /2014

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