Les vautours sont de retour!

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Ça y est, ils se lâchent ! Ils n’ont pas attendu longtemps, juste ce qu’il fallait pour s’assurer que le verdict de la honte avait semé un début de désarroi dans les rangs des familles de martyrs, de blessés et de leurs défenseurs, juste le temps que parviennent à leurs destinataires les ignobles propositions de marchandages, à côté des menaces de mort contre les avocats, pour qu’on ne se pourvoie pas en cassation.

Et voilà qu’ils entament la deuxième phase : la mise en accusation de la révolution, de ses martyrs, de ses blessés et de leurs familles.

Un policier aurait dit à un parent de martyr : « Dans six mois, vous serez tous arrêtés ! » C’est normal, ils savent maintenant, ou croient savoir, cela dépend de nous, qu’ils jouissent de l’impunité, qu’ils peuvent inventer n’importe quelle accusation : ils représentent l’État, cet État vomi par le peuple, cet État de la corruption, de la répression, de la discrimination et du vol organisé, l’État de Ben Ali, dont, exécuteurs de ses basses œuvres, ils affirment cyniquement le retour.

Six mois ? Ils sont pressés, ils n’attendent plus et commencent tout de suite à arrêter des parents de martyrs, Helmi Chniti et Issam Omri pour le crime de ne pas les avoir laissés faire en silence, pour avoir demandé la vérité et la justice. Et les tortionnaires d’hier, d’aujourd’hui et de demain de se frotter les mains : leur heure est venue !

Ils vont pouvoir faire au grand jour ce qu’ils n’osaient pas reconnaître hier : ils ont bien dû rigoler quand on est venu leur donner des leçons en matière de droits de l’homme, histoire de les réhabiliter, d’en faire des forces de l’ordre républicaines !

Plus question de les embêter avec ces inepties maintenant, le tribunal militaire, et leurs supérieurs, donneurs d’ordre civils ou supérieurs hiérarchiques, leur ont dit « Il n’y a jamais eu de révolution, seulement des actes criminels, des bandits qui ont agressé les agents de l’État,vous et vos frères d’armes et qui ont brûlé leurs locaux. Mettez-nous tout ça hors d’état de nuire ! » Et ils y vont…

La révolution ne se laissera pas faire passivement. Elle protestera, ameutera jusqu’aux mourants et aux morts, assiégera les femmes et hommes politiques pour qu’ils prennent position, elle ne lâchera pas.

On peut arrêter ses enfants, les mettre tous en prison, construire de nouveaux lieux de détention, toujours il en sortira d’autres, toujours elle renaîtra de ses cendres, toujours elle dira : c’est fini, nous ne nous soumettrons plus à l’injustice, à la force, au pouvoir de l’argent des voleurs et des corrompus, la révolution continuera et cette fois, elle balayera tous les restes de l’ancien régime !

Gilbert Naccache

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